top of page
DSC06362.JPG

Un·e "psy" quoi ?

"Consulter", "aller voir quelqu'un", ou "prendre rendez-vous avec un·e psy"... autant d'expressions que l'on peut entendre ou se dire lorsque l'on envisage de commencer une thérapie. Mais les différents métiers qui se cachent derrière ce diminutif sont souvent mal connus. Voici une description rapide afin de vous aider à trouver le praticien ou la praticienne adapté·e à votre besoin.​​

IMGP7973-2.JPG

Psychiatre

Les psychiatres sont des médecins, c'est-à-dire qu'ils et elles ont suivi une formation médicale avec une spécialisation autour des maladies mentales. Leurs missions principales comprennent le diagnostic et le traitement (notamment médicamenteux) des troubles et pathologies mentales, mais aussi leur prévention ou encore l'éducation thérapeutique des personnes concernées. Parmi les divers types de « psys », les psychiatres constituent la seule profession habilitée à la prescription de médicaments. 

Toutes et tous n'utilisent pas la même méthode de travail, le même support théorique. C'est pourquoi il est possible de rencontrer des psychiatres formé·es à la psychanalyse, aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC), à la thérapie systémique, etc. (les méthodes sont nombreuses).

DSC07166.JPG

Psychologue

Les psychologues sont des personnes détentrices du titre de psychologue. Ce dernier est réglementé : il demande l'obtention d'une Licence et d'un Master mention « psychologie », incluant plusieurs mois de stage, ainsi qu'une autorisation d'exercer délivrée par l’État.

Il existe de nombreuses spécialisations en psychologie : psychologie clinique (qui donne également accès au titre de psychothérapeute), psychologie du travail, neuropsychologie, psychologie sociale, psychologie de l'enfance et de l'adolescence, etc. On trouve également diverses méthodes de soin en psychologie. La plus répandue en France aujourd'hui est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Les psychologues peuvent réaliser des tests d'évaluation cognitifs (QI, mémoire, développement neuropsychologique, etc.), des bilans individualisés et participer à l'établissement d'un parcours de soin pour leurs patient·es en libéral ou à l'hôpital. 

DSC04652.JPG

Psychothérapeute

Les psychothérapeutes utilisent des moyens psychologiques pour aider les patient.es à soulager les malaises, souffrances ou troubles qui les amènent en consultation. Parmi ces différentes méthodes, on trouve : les thérapies cognitivo-comportementales, l'hypnose, l'EMDR, la thérapie systémique, la psychothérapie analytique... Leur point commun étant généralement l'utilisation de la parole comme moyen thérapeutique.

La psychothérapie fait également partie des professions réglementées depuis 2010. Le titre de psychothérapeute est soumis à l'obtention d'un Master en psychologie ou psychanalyse, ainsi qu'à la validation d'une formation théorique en psychopathologie clinique et d'un stage pratique d'au moins 5 mois. Tout comme les psychologues, les psychothérapeutes sont référencé.es auprès de l'Agence Régionale de Santé. Par conséquent, et contrairement à une idée encore répandue, il ne suffit pas de se déclarer psychothérapeute pour exercer cette profession.

DSC07442.JPG

Psychanalyste

Les psychanalystes sont des thérapeutes qui utilisent une méthode de travail particulière : l'écoute et l'interprétation de l'inconscient. C'est un mode de thérapie par la parole qui se fonde sur le dire des patient·es et ce qu'il révèle d'elles et eux. Ce qui est caché à notre conscience ressort souvent dans les mots que l'on emploie, ceux qui nous échappent, une façon particulière de décrire une situation ou un état... C'est là-dessus, entre autres, que s'appuie la psychanalyse.La formation des psychanalystes commence par leur propre analyse et se poursuit avec un travail théorique une fois actée leur envie d'exercer.Cette profession n'est pas encadrée par l'Etat, mais reste reconnue dans certains contextes.Il arrive souvent que des psychanalystes soient aussi psychiatres, psychologues ou psychothérapeutes qui utilisent cette méthode comme outil de travail et se revendiquent donc comme tel. On en trouve en libéral et à l'hôpital, bien que la méthode comportementaliste (TCC) soit désormais majoritaire.

IMGP0548.jpg

Psychopraticien·ne

Le métier de psychopraticien.ne concerne les personnes s'installant comme thérapeute sans avoir suivi de cursus en médecine, psychologie ou psychopathologie. Les formations des psychopraticien.nes sont généralement courtes et spécialisées dans une technique spécifique. Il peut s'agir, par exemple, de méthodes proches du coaching, du développement personnel, des médecines douces ou alternatives visant le bien-être de la personne. Là encore, les approches sont très variées.

On peut facilement trouver sur internet des définitions abusives du métier de psychopraticien.nes le substituant au terme général de « psy » (qu'il s'agisse des psychiatres, psychologues ou psychothérapeute). Attention, car à la différence de ces professions, le métier de psychopraticien.ne n'est pas réglementé, c'est-à-dire qu'il n'est soumis à aucune obligation de formation minimale et ne se réfère pas encore à un cadre légal défini, bien que des discussions soient en cours. Seules les techniques utilisées, également accessibles aux autres professions, font l'objet de formations encadrées par l’État (hypnose, EMDR, etc.). Cela ne discrédite pas cette profession par principe, mais peut inviter à plus de vigilance lors d'une prise de rendez-vous avec l'un ou l'une de ses membres.

​S'il va parfois de soi d'aller vers tel.le ou tel.le thérapeute, il est loin d'être facile de se retrouver dans ce foisonnement de termes pas toujours clairs ou de spécialisations difficilement identifiables. Si vous hésitez à prendre rendez-vous avec un ou une thérapeute précisément parce que sa ou ses spécialités ne sont pas claires pour vous, ne vous empêchez pas de le ou la contacter en avance pour lui poser les questions qui vous aideront à éclairer votre choix.

bottom of page